Interopérabilité ?

L’interopérabilité n’existe que si l’on s’en occupe

L’interopérabilité est devenue un argument marketing. Tout le monde l’affiche. Peu nombreux sont ceux qui la mesurent.

Il suffit pourtant d’ouvrir quelques documents complexes avec plusieurs suites bureautiques pour constater que la réalité est moins glorieuse : mises en page modifiées, objets déplacés, styles perdus, champs réinterprétés… Le problème n’est pas que les logiciels contiennent des défauts. Le problème est de croire que l’interopérabilité se résume à cocher une case dans une plaquette commerciale.

Un standard n’est pas une garantie. Une certification n’est pas une garantie. Une belle déclaration d’intention n’est pas une garantie.

L’interopérabilité demande des corpus de tests, des benchmarks reproductibles, des analyses détaillées, des échanges entre développeurs… et surtout du temps consacré à corriger les écarts. C’est un travail souvent invisible, rarement mis en avant, mais indispensable.

Le plus ironique est que tout le monde affirme vouloir améliorer l’interopérabilité… à condition que quelqu’un d’autre fasse le travail.

Chez ODFStudio, nous pensons qu’il est temps de passer des déclarations aux mesures. Comparer, publier les résultats, identifier les régressions et les corriger : voilà ce qui fait progresser un écosystème.

Parce que l’interopérabilité n’existe pas toute seule.

Elle existe uniquement parce que des femmes et des hommes décident de s’en occuper.

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